Entrepreneurs, chômeurs ou sous-employés : les jeunes africains face à l’emploi

Jan 01, 21 Entrepreneurs, chômeurs ou sous-employés : les jeunes africains face à l’emploi

Dans la majorité des pays africains (à savoir les Seychelles, la Tunisie, la Libye, le Bénin, les offres d’emploi au  Congo-Brazzaville, le Gabon, l’Afrique du Sud, le Maroc, etc.), avec l’affaiblissement des taux de fécondité actuelle, le nombre de jeunes plafonnera dans les prochaines années. Cependant, ce plafond ne sera atteint que dans vingt ans dans l’ensemble du continent africain. Malgré une tendance à la baisse, la croissance démographique, qui, selon les prévisions de l’ONU, sera de 92 % à l’horizon 2050, rend la question du travail fondamentale pour la cohésion sociale et la croissance, particulièrement en Afrique du Nord.

En effet, les jeunes âgés de 18 à 26 ans y représentent aujourd’hui environ 36 % de la population ; plus de 20 millions de jeunes entrent sur le marché de l’emploi chaque année. Ces jeunes représentent ainsi 23 % de la population mondiale et 42 % de la population en âge de travailler. Les jeunes africains représentent aujourd’hui une proportion croissante de la jeunesse mondiale. Plusieurs pays du continent vont donc entrer dans une fenêtre d’opportunités démographique.

 

   Le chômage des jeunes, une menace pour la stabilité de l’Afrique

Le chômage des jeunes est une véritable bombe à retardement pour la stabilité des États africains. Il est important de rappeler que le taux de chômage en Afrique est des plus élevés comparés aux autres continents.

Selon les projections du groupe de la Banque Mondiale, pas moins de 680 millions d’offres d’emploi au Congo Brazzaville seront essentielles pour répondre à la demande du marché africain sur les 20 prochaines années. Cependant, au rythme actuel, le continent africain ne pourrait créer, sur cette période, que 210 millions de postes.

La crise de l’emploi persistante exige alors des politiques d’emploi beaucoup plus efficaces. Les gouvernements africains ont récemment mis sur pied des bureaux de placement pour aider les jeunes diplômés à intégrer le marché de l’emploi. “Les stages doivent retrouver une véritable utilité pédagogique, en mettant un terme au sous-emploi et en luttant contre les abus”, a ajouté David Malpass, le président du groupe de la Banque Mondiale.

Tandis que plus de 350 millions de jeunes de moins de trente ans sont actuellement au chômage, sans minima social ni indemnisation, la question de l’accompagnement financier des jeunes diplômés est posée.

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